Au revoir là-haut, suivi d’un entretien avec l’auteur

April 14, 2016 - Comment

“Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après.” Au lendemain du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu’amorale. Des “sentiers de la gloire” à l’apologie de la patrie victorieuse, ils se joueront d’une piété qui n’honore les morts

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“Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après.”
Au lendemain du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu’amorale. Des “sentiers de la gloire” à l’apologie de la patrie victorieuse, ils se joueront d’une piété qui n’honore les morts que pour mieux oublier les survivants.

Fresque d’une rare cruauté, Au revoir là-haut est le grand roman de l’après-guerre de 14. Dans l’atmosphère délétère des lendemains qui déchantent, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

Comments

Tynn says:

Excellent. “Je m’amuse beaucoup”. C’est Pierre Lemaitre qui le confie dans un papier du journal Le Monde 

Alex Chab says:

Délice grinçant ! Mais quelle galerie de portraits ! Car c’est bien avant tout de cela qu’il s’agit. Albert, le bon soldat pétri de conscience, de morale, dont la vertu sert la chance lorsqu’elle s’avère nécessaire ; Edouard, la gueule cassée, fracassée, l’inimaginable et l’indicible que l’on prend en pitié au point de lui pardonner toute son amoralité ; Aulnay-Pradelle, ce nouveau riche dégoulinant d’arrivisme, que l’on aime haïr et dont la réussite machiavélique nous irrite ; la douce cruauté de Madeleine ; le doux-acide Péricourt ; l’obséquieux-minable édile ; l’inspecteur méticulo-crasseux ; l’enfant innocent ; la compagne bonne et simple… La liste est sans fin et la précision du trait au rendez-vous de chaque page. On en redemande car tout est vrai, même si rien ne l’est ; on a croisé chacun, pourtant ces portraits sont uniques, nouveaux, osés,…

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